Projet d’association d’étudiants internationaux à l’UdeM
Deux étudiants français projettent de créer une association pour les étudiants internationaux de l’UdeM. Elle permettrait à l’Université de rattraper son retard en termes de services sociaux et culturels offerts aux 3 222 étudiants étrangers.
Si elle voit le jour, l’association aura pour objectif principal de permettre la rencontre des étudiants étrangers, par l’intermédiaire d’organisation d’événements rassembleurs. Pour les deux initiateurs du projet, Julien Caudroit et Thomas Roth, deux étudiants français en échange, le statut de l’association serait « plus une affiliation qu’une intégration à la FAÉCUM », prenant la forme d’un groupe d’intérêt ou d’un comité indépendant. Ceci, afin d’établir des partenariats permettant d’organiser des événements conjoints.
Au niveau du budget, l’association fonctionnerait « comme une association classique , c’est-à dire que les recettes de chaque événement financeraient les suivants, » explique M. Roth.
LACUNES DE L’UDEM
Comme son compatriote Julien Caudroit, M. Roth débarque à Montréal en septembre 2007. Dès qu’ils arrivent dans leur nouvelle université, ils constatent qu’il n’existe aucune association ou organisation destinée à organiser des événements sociaux ou culturels pour les étudiants étrangers. « Le Bureau des étudiants internationaux (BEI) fait du très bon travail, mais il sert avant tout à encadrer le parcours académique des étudiants », explique Jean Grégoire, coordonnateur à la vie de campus de la FAÉCUM. Julien Caudroit pense d’ailleurs que par rapport aux autres universités, « l’UdeM est en retard à ce niveau-là ». Or, selon le Français, il faut un cadre associatif pour aider et diriger les étudiants à leur arrivée, afin de les aider à mieux s’intégrer.
LA CRÉATION DE L’EFM
Face à ce manque, les deux ressortissants de l’Hexagone décident de prendre les choses en main et créent rapidement l’EFM, l’association des étudiants français de Montréal, un comité indépendant qu’ils font connaître sur Facebook. Ils vont alors chercher à organiser des soirées pour les étudiants internationaux de leur université d’accueil. Les deux « partys internationaux », qui ont eu lieu en novembre et en mars, ont rencontré un franc succès, selon leurs organisateurs. La totalité des places proposées au comptoir de la FAÉCUM ont été vendues pour les deux soirées – soit 350 pour la première et 120 pour la seconde– sans compter les billets vendues sur place. C’est en cherchant à organiser ces évènements que l’EFM a décidé de se tourner vers Jean Grégoire.
« La FAÉCUM nous a beaucoup aidés, notamment pour établir des partenariats ou trouver des salles, des DJ, surtout par l’intermédiaire de Jean Grégoire et de son carnet d’adresses bien rempli », raconte M. Roth. Le coordonnateur à la vie du campus de la FAÉCUM explique que le soutien apporté par la Fédération correspond à « une orientation claire du Congrès ». En effet, l’assemblée des associations étudiantes de l’UdeM avait déjà exprimé son souhait d’offrir aux étudiants internationaux les structures qui font défaut.
DÉSIRS D’AVENIR
Du côté de la FAÉCUM, on sent à la fois l’enthousiasme et la prudence. « Le projet n’est pas encore très clair », estime Jean Grégoire. Selon lui, le principal problème est de trouver des étudiants prêts à prendre l’association en main à long terme ; une tâche rendue difficile par la mobilité de la clientèle internationale. D’ailleurs, la création de l’organisation dépend encore du retour prochain, ou non, de Julien Caudroit. Malgré cette issue incertaine, M. Caudroit parle au futur de l’association : « Il faudrait éviter que l’organisation devienne trop lourde, avec un trop grand nombre de personnes à la gestion. […] Il nous faudrait un local, car avec plus de 3 000 étudiants internationaux à l’UdeM, nous serions l’association qui représenterait le plus d’étudiants. » Toutefois, les deux expatriés reconnaissent que le volet « organisation administrative » est encore assez flou dans leur tête.
Ils ajoutent que bien qu’ils soient tous deux français, comme près de 50 % des étudiants internationaux de l’UdeM, l’association, si elle voit le jour, devra s’attacher à sa dimension mondiale. « Le fait de s’occuper des étudiants internationaux est un geste fort de l’UdeM, car elle montre son engagement envers eux. En termes d’attractivité et de retombées, cela ne peut qu’être positif », conclut Julien Caudroit.