Tout a une fin. Sauf peut-être à l’UdeM, où il y a des projets dont on ne voit pas le bout. Prenons pour exemple le projet de développement du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). L’idée a maintenant 20 ans et rien ne semble réellement coulé dans le béton, à commencer par sa localisation (centre-ville ? Outremont ? Saint-Luc ?). Sa gouvernance aussi pose problème. Le 21 octobre dernier, La Presse mettait en exergue une apparence de conflit d’intérêt du nouveau conseiller spécial du CHUM, Guy Breton, par ailleurs vice-recteur exécutif de l’UdeM et copropriétaire d’une clinique de radiologie située aux abords du futur Centre.
Ridiculisé, au regard des réussites du Centre hospitalier de McGill, le CHUM l’est encore plus ces derniers jours. Voilà que le Centre hospitalier intente une poursuite individuelle contre un professeur de l’un de ses laboratoires de recherche pour qu’il rembourse le déficit de son fonds de recherche. Incroyable, mais vrai. Alors que le gestionnaire avait accordé au professeur les autorisations en règle de dépenser, voilà qu’on lui demande de rembourser ce déficit à même son patrimoine personnel. C’est un peu comme si on demandait au recteur Luc Vinet de vider son compte personnel pour rembourser le déficit de l’Université.
Le feuilleton du CHUM est parti pour un bon nombre de saisons, et le prochain rebondissement en date pourrait être les très probables élections provinciales du 8 décembre prochain. Un changement de gouvernement pourrait en effet mettre un nouveau coup de pied dans la fragile fourmilière du CHUM. À suivre.
Lorsqu’ils voteront le 8 décembre prochain, les électeurs d’Outremont célèbreront leurs onzièmes élections en cinq ans. Entre les municipales, les municipales partielles, les fédérales, les fédérales partielles et les provinciales, ça n’arrête plus. Après les 300 millions de dollars dépensés pour le dernier scrutin fédéral, ce sont 83 millions qui sont annoncés pour la prochaine lutte Charest-Marois-Dumont. Des dépenses inutiles ? Oui et non. Quoi de mieux qu’une campagne électorale pour susciter de réels débats de société dans nos chaumières ? Espérons tout de même que la campagne ne se réduira pas à la maison de Pauline, au double menton de Jean et à la femme de Mario. Espérons…
Même avec le plus de fidélité possible, on n’arrive plus à suivre. Les Services aux étudiants (SAÉ) sont passés de la mort artificielle au vrai coma avec quelques relances de l’électrocardiogramme entre temps. Dans leurs multiples négociations, l’UdeM et les représentants étudiants (FAÉCUM et AGEFEEP) devaient statuer sur le sort des SAÉ le 10 octobre. Le 14 au soir, aucune décision n’était encore donnée. À l’heure où nous mettons sous presse, rien n’est encore réglé. Les amateurs de théâtre, de cinéma, et ceux qui ont des rendez-vous à la clinique de santé attendent toujours.
« La nouvelle génération ne s’implique plus dans le mouvement étudiant. » Qui n’a jamais entendu cette réflexion ou bien quelque chose du genre ? Il est vrai que plusieurs représentants d’associations du campus cherchent en vain des remplaçants, mais n’était-ce pas le cas, il y a 20 ans ? C’est pour clore définitivement la question que nous lançons un appel à nos lecteurs. Avez-vous du mal à assurer l’avenir de votre association ? Pensez-vous que c’est une question de génération ? Faites-nous part de vos remarques, commentaires, témoignages. Nous en rendrons compte dans un prochain numéro. Écrivez à agora@quartierlibre.ca.
L’Assemblée générale de Quartier Libre a lieu ce jeudi 30 octobre de 11 h 45 à 13 h (voir ci-dessous). Six postes de représentants sur le conseil d’administration du journal sont ouverts (trois postes de représentants des étudiants et trois de représentants de la rédaction). Participez aux grandes décisions administratives du journal et faites entendre votre voix parmi les quelque 40 000 étudiants de l’UdeM. La liberté, que Quartier Libre porte dans son nom, n’est pas acquise ad vitam eternam. Une histoire sans fin, espérons.