Si vos pas s’arrêtent au coin de Duluth et de Saint-Urbain, il y aura le Santropol, debout depuis trente ans. Il y règne l’atmosphère bohème typique du Plateau. L’intérieur est assez travaillé avec ses couleurs murales rocambolesques, ses œuvres d’artistes montréalais exposées un peu partout et ses anciens murs en bois. Pas de musique, pas d’ordinateur, juste des gens entre eux, entre amis.
Je me suis commandé une tasse de café, puisque le Santropol est aussi connu comme brûlerie. Certains mélanges sont étonnamment réussis, et pourtant, ils ont peu de place dans le menu, plus axé sur le restaurant. Côté bouffe, les sandwichs sont la vedette locale. On leur fait la part belle, avec des compositions originales aux arômes d’ananas, de menthe ou encore de beurre de noisette.
Le Santropol et ses volumineux sandwichs sont aujourd’hui populaires, mais le petit café du Plateau a connu ses difficultés. En 1976, son créateur, Garth Gilker, désirait sauver la bâtisse du café d’une destruction imminente qu’aurait entraînée un projet de stationnement. Et depuis, le Santropol a oeuvré pour la vie de son quartier en soutenant des projets de campagnes contre des démolitions, des coopératives d’habitation, des banques alimentaires, un service de popote roulante et j’en passe.
Le Santropol est toujours vivant.