Café : Chronique CAFÉ

À LA RECHERCHE DU LATTE PERDU

Marie Louise HÉROUX

Mimmo Ferraro aime le café. Passionnément. Et ça se goûte dans son cappuccino. Mimmo aime aussi les gens. Tous. Et ça, on le sent aussitôt qu’on entre dans son petit café.

Installé depuis cinq ans sur la Promenade Fleury, dans le quartier Ahuntsic, le Caffè Aroma n’est pas qu’un commerce, c’est un endroit où l’on vit. Bien sûr, d’autres baristas, ces spécialistes de la machine à espresso, feront l’effort de retenir votre nom et ce que vous aimez boire. La différence, ici, c’est l’authenticité de l’intention qui fait que l’on se sent chez soi, en terrain ami.

Le Caffè Aroma n’est pas un café internet. Il n’y a pas une mer d’écrans relevés tels des clôtures entre les gens. On n’isole pas ceux qui sont trop occupés à être virtuellement ailleurs pour être vraiment là. Les tables sont petites et il n’y a pas de prises de courant. Ici, on vient parler à Mimmo, lire son journal, laisser le temps passer… On s’y verrait bien lire À la recherche du temps perdu de Proust ou écrire un roman. À la main, bien entendu.

Au menu, des panini et des salades, quelques viennoiseries, des biscotti, du panettone. Rien de très compliqué et c’est très bien comme ça.

Caffè Aroma Paninoteca, 1520, Fleury Est, www.cafearoma.ca

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  • À LA RECHERCHE DU LATTE PERDU

    29 octobre 2009 10:39, par Kim Thibault

    Quelle bonne idée d’avoir une chronique café pour nous faire découvrir autre chose que les sempiternelles franchises. Surtout s’il s’agit d’un café libre de connexion internet. J’en ai soupé d’aller m’asseoir dans un de ces endroits ou sur cinq tables adjacentes sont assises cinq filles entre 18 et 32 ans en train de composer le roman du siècle ou le nouveau Sex and the City sur leur portable à pomme. On se croirait dans une salle universitaire d’informatique, ou le café de math-info, ou quelque part d’aussi stérile. J’ai été amèrement décue par une visite récente dans un café autrefois charmant au coin de St-Denis et Rachel. Depuis l’avènement du wi-fi, plus moyen d’avoir la vue libre de ces m’as-tu-vu-avec-mon-portable. Et le café en question était devenu un bistro. Je suggère que votre chronique café ne visite que des endroits sans wi-fi. En fait, je crois que la tendance à venir consistera en les lieux qui s’affichent sans ordinateur.



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